En Europe et dans les pays riches, on n’arrive pas à jouir de la vie, alors que chez les plus pauvres, on est épanoui, et chaque minute apporte la simple joie d’exister.

Tout homme sur Terre court après le bonheur, mais où donc le bonheur se trouve t il ? La pauvreté serait elle une richesse, et la richesse serait elle destructrice ? Serait ce la pauvreté qui fait le bonheur ? Mais ceci est irrationnel. Pourtant la pauvreté permet peut être de se dégager des biens éphémères, mais parfois à quel prix. Pour y remédier grand nombre d’associations ou O.N.G. existent. D’ailleurs nous pouvons remarquer la croissance vertigineuse des associations humanitaires. Mais pourquoi les actions des unes ont un impact profond et enraciné et celles d’autres sont plus superficielles, voir même inexistantes avec des plans de carrières de leurs salariés. Nous pouvons arriver à cette conclusion : le premier danger est le complexe de supériorité. Je l’ai principalement constaté en Europe de l’ouest et en Amérique du nord, et je n’en suis pas moi-même indemne. Nous français, anglais , américains, suisses…, nous sommes les meilleurs, les plus intelligents. Evidemment, nous ne le proclamons pas en paroles, quoique, mais surtout par notre mentalité et notre comportement. Nous devons tous lutter contre ce redoutable défaut, lorsque nous entrons dans les pays dits du tiers monde pour y exercer une aide humanitaire ou tout simplement s’y séjourner. Nous nous contentons de notre propre acquis, surtout s’il est justifié par de brillants diplômes. Nous ne tenons pas suffisamment compte de la valeur de la culture locale dans sa simplicité, de ses besoins. Certains tombent alors dans le second danger, le travail de bureau. On devient un fonctionnaire cloué à sa table, on pond des rapports sous une climatisation. Sur le papier le projet d’aide au développement est bon, voir excellent, mais on ne s’est pas assez rendu sur le lieu même. On n’a donc pas su s’adapter aux exigences du lieu même ou aux véritables besoins des bénéficiaires. D’ailleurs, les gouvernements sont de plus en plus réticents à l’action purement étrangère. On ne peut plus aller dans un pays comme avant. La colonisation est terminée. Nous venons servir, nous ne venons pas diriger.

Nous devons lutter également contre l’assistanat. Donner simplement pour répondre aux besoins des peuples les mettent au rang des mendiants. Nous devons les rendre maîtres de leurs destins. Le proverbe bien connu résume bien ceci : « si tu donnes un poisson, tu apaises la faim pour un jour ; si tu apprends à pêcher, tu apaises la faim pour toujours ».

Une méthode peut être efficace :
1. Une approche plus pragmatique des besoins en s’appuyant sur un partenariat local.
2. Viser à l’autonomie, éviter l’assistanat.
3. Des chantiers de solidarité internationaux ouverts à tous.

Je commence à comparer deux mondes le nord et le sud. Mais dans les deux parties la pauvreté existe. Sauf que les pauvres du tiers monde ne connaissent pas le désespoir. Ils ne connaissent pas l’antidépresseur. Ce dernier est prescrit seulement dans les pays du nord. Tant de jeunes dont la misère n’est pas matérielle ne croient plus en rien. Pourquoi vivre pensent-ils ? Ailleurs la mentalité est différente, elle empêche le désespoir. Cette attitude face à l’existence, se satisfaire de peu de chose car un objet récupéré constitue un trésor. Lorsque les idéaux de la vie sont très simples, les solutions aux problèmes apparaissent. Finalement ce sont deux mondes à des années lumière l’un de l’autre. Je ne dis pas que là bas, tout est bien. Je dis qu’en occident, pour les individus, cela peut être pire. J’affirme pourtant que là bas, dans les pays du tiers monde, les pauvres ne sont pas des misérables dans la détresse, mais des êtres humains qui jouissent de la vie telle qu’elle se présente à eux.

D’où vient la pauvreté, quels sont les obstacles à un équilibre de la vie ? Quelles sont les racines de cette incroyable injustice planétaire. Certains peuples du tiers monde suent pour gagner de quoi survivre. Les structures internationales sont dominées par la production déterminée par des lois implacables de la concurrence, le tout dans une course effrénée. Cela exige des techniques de pointe, une robotisation sans cesse remise à jour. Le type du tiers monde est un simple bipède sans valeur économique.

Mon choix entre ces mondes fut relativement simple après ma rencontre avec ma femme. Ensemble et avec nos amis nous construisons un projet, dont les principaux bénéficiaires sont des enfants.

Nombreux parmi nous, devant le sentiment d’impuissance réveillé par le malheur des autres, préfèrent tout simplement l’ignorer et penser que le monde peut continuer ainsi encore un peu… c’est une erreur qui renforce encore le cocon qui nous entoure et la léthargie qui en découle.

L’ensemble de l’humanité est à l’origine de toutes les situations qu’elle rencontre. Toutes les beautés, toutes les laideurs sont nos créations, justes ou injustes, elles sont seulement l’extériorisation maladroite ou non de nos pensées.

Nous avons fait de nos désirs et pulsions des lois qui sont érigées pour quelques uns par quelques uns. Les lois de la vie sont très différentes et nous ne pouvons continuer à vivre ainsi en les oubliant. Chacun peut mener une vie décente à tous niveaux, à condition que la cupidité ne soit pas une règle de conduite comme cela l’est encore trop souvent aujourd’hui. Nous savons trop que seule l’expérience permet de comprendre et d’apprendre et que la diversité des tempéraments, des habitants, en fait aussi la richesse.

Pourtant le fait de vouloir toujours davantage, de devenir un consommateur insatiable porte un nom que l’on appelle cupidité.

Les jeunes filles d’éran sont très loin de tout cela. Nous pouvons les aider matériellement pour qu’elles puissent nous montrer un autre chemin de vie. Apprendre à vivre en aimant. En considérant l’amour comme une force.

Mais avons-nous pensé à ce qu’est notre réalité ? Elle est ce quoi vous croyez ! Ce que nous pensons d’un monde transforme notre perception de ce monde et par ce fait, les évènements qui nous entourent en sont différents. La vie est loin d’être une équation. Les lois de la vie sont fluides. Elles changent et évoluent, se transforment selon la pensées de son créateur.

Actuellement près du « centre » éran, un village de réfugiés Hmong se construit avec très peu de moyens comme tous les villages de réfugiés. Nombreux seront les enfants sans d’autres repères que le centre éran avec sa cafétéria, son centre de médecines naturelles et sa classe déjà construits grâce à la précieuse aide de nos donateurs. Notre objectif est de ne pas vivre en communauté, mais en communion ; en bonne santé et dans la joie.

On vit souvent malheureux quand les besoins essentiels ne sont pas satisfaits, et que les règles urbaines ont par trop éloigné l’homme des autres espèces vivantes. Car les autres règnes animal, végétal adoucissent le sort des hommes. La santé est une notion bien relative. Préoccupé par tous les possibles de sa technologie, l’homme s’est détourné de la spiritualité, de la nature, il en perd le sens de sa propre existence, n’en savoure plus l’immanente magie. Nombreux sont les êtres qui ont du mal à trouver un bol d’air quotidien chargé de parfums et de chants d’oiseaux, dans un monde où les espèces dites inférieures, les arbres, les poissons etc…servent les desseins de multinationales ectopiques qui ont la bourse à la place du cœur. Certaines mêmes installent un business du « remède ».

On ne fait pas les mêmes maladies d’un coin de la terre à un autre d’un siècle à l’autre. La corruption, la colonisation, les dictatures de fanatiques, l’explosion démographique ont ca et là détruit la délicate relation homme-nature, érodé les traditions et les rites symboliques qui permettaient à l’homme de se maintenir dans une relative bonne santé. En occident, on se gargarise de vivre plus longtemps qu’il y a un ou deux siècles, et c’est vrai, mais c’est souvent grâce à des béquilles médicamenteuses. D’ailleurs la médicalisation se développe autour de structures contraintes à la rentabilité.

Vous pouvez mesurer à quel point l’art de vivre en société est au centre de la question des maladies et destinées. N’accusons pas nos gouvernants de maux qui nous accablent. Ils sont toujours les justes représentants de ceux qui les appellent et tolèrent. La terre est malade des pensées humaines. Elles encombrent son atmosphère subtile comme le gaz des hauts fourneaux gâte nos cités.

Je termine ce billet d’autres vont certainement s’ajouter à celui-ci. On se quitte sur des paroles d’un grand homme. Mon ami Romain me rappelle si justement qu’il n’a pas été prix Nobel de la paix. D’ailleurs nous pensons qu’il est bien au-dessus de ce titre, mais quand même…..

Vous devez incarner le changement que vous voulez voir se réaliser
Gandhi